Cap 10 BK

   En 2003, le domaine de vol du CAP 10 B est revu à la baisse. Les ruptures en vol de voilure de CAP 10 B ont conduit la DGAC à émettre la CN n°2003-375, qui limite le domaine de vol à -3.5/+5g en vol solo et -3.5/+4.3g avec deux personnes à bord et contraignant à des inspections périodiques coûteuses des semelles extrados et intrados du longeron principal.
    En réparant les ailes de CAP 10 B, nous avons remarqué que les dommages sur ces ailes ne se situaient plus dans les zones d’inspection. Ces constatations sont confirmées en reprenant l'historique de nos réparations sur ces ailes (rapport AM110101 de 2011) et permettent de répertorier les défauts de structure.
   
    Inspiré par la solution apportée au problème du Bijav, Jean-Marie KLINKA, ingénieur retraité, ancien responsable du BE Avions Mudry, a imaginé et étudié un renfort du longeron principal. Ce renfort consiste à incruster une semelle de carbone sur l'intrados et une sur l'extrados du longeron principal sur la quasi totalité de sa longueur.

    



    La collaboration de l'AC Dassault Voltige, représenté par Jean-Marie SAGET, ancien pilote d'essai de chez Dassault, a permis de commencer le développement du projet.  Celui-ci a abouti en 2013, après des essais statiques, réalisés par CRITT Rochefort Ingénieur S. L'HÉRITIER. La rupture à plus de 12g, du prototype, conçu par Air Menuiserie, s'est avérée plus que concluante.



    Depuis le premier test en vol en octobre 2013, 8 voilures de CAP 10 BK ont été réalisées.



Jean-Marie SAGET, Jean-Michel DARDAU, Denis RUFFRAY, Jacques MANCEL, Jean-Marie KLINKA et Laurent HARD devant le CAP10BK

    Les semelles utilisées pour la réparation sont conçues en carbone unidirectionnel et réalisées par F.MADEC. Chacune d'entre elles est inspectée aux ultrasons avant d'être livrée et utilisée pour la modification « GM200 réparation longeron voilure ».